Hyrox, triathlon, trail : pourquoi vous faites ça ?

À l'école, j'étais vraiment nulle en sport. Pourtant, aujourd'hui, je fais minimum 3 cours de sport par semaine, je suis une abonnée fidèle de Wellpass (Gymlib) et je vérifie de temps en temps si ma ligne d'abdos se construit (spoiler : pas tant). Alors qu'est-ce qui a changé ? Voici de quoi lire, écouter, regarder sur le sport dans notre société.

Bonjour Culture
5 min ⋅ 30/10/2025

Ça fait un petit moment que je me dis qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond avec notre consommation du sport aujourd’hui.

Quand je regarde autour de moi, untel s’est préparé un an pour faire la Diagonale des Fous, l’un des trails les plus extrêmes en France ; unetelle est partie dans un ashram pour connaître la pratique traditionnelle du yoga (“genre, vraiment, pas juste les postures de vinyasa que t’apprends en cours, tu vois ?”) et j’ai à peu près 2 ou 3 connaissances qui ont déjà fait ou préparent un Hyrox. Et si vous ne savez pas encore ce que c’est, bravo, cela signifie que vous avez probablement échappé à l’envie de faire du sport de plus en plus extrême. Mais en gros, c’est de la souffrance pure et dure, qui combine course à pied, lancer de ballon, rameur et autres joyeuseries.

Je me suis alors posée moi aussi la question de mon rapport au sport.

À l’école, j’étais nulle en sport. Du genre d’être la dernière choisie pour composer son équipe. Du genre aussi de râler parce que le sport, ça faisait baisser ma moyenne générale (je sais, imblairable).

Et puis, plus tard, à partir de la classe préparatoire, j’ai commencé à courir pour m’aérer l’esprit. Je me rappelle que je mettais des grosses playlists des années 2000 dans mes oreilles (Britney Spears, on n’a jamais fait mieux pour courir). Après, quand j’ai déménagé à Lyon, j’ai continué à faire du sport. J’ai notamment découvert l’univers fascinant des salles de sport et des cours collectifs où tout le monde juge à la fois ses performances, ceux des autres, mais également leurs physiques et leurs vêtements de sport. Étrangement, j’ai choisi progressivement des cours de plus en plus extrêmes : body pump (pour se muscler), body combat (qui mêle plusieurs arts martiaux) et body attack (celui-ci, tout est dans le nom, il met un uppercut à ton cardio direct).

Aujourd’hui, j’ai ralenti. Principalement parce que j’ai des migraines et que j’ai appris un peu sur le tard que le cardio très hard favorisait l’apparition de ces dernières. En tant que cliché de trentenaire active, qui a vécu à Paris plus de 5 ans, j’alterne donc entre du pilates reformer, du yoga vinyasa et de l’escalade.

Et si je n’ai pas encore cédé à l’appel de l’Hyrox ou du trail extrême, c’est essentiellement parce que j’ai une énorme flemme. Mais je me suis demandée : qu’est-ce qui pousse notre société à courir, à se muscler, à pratiquer de plus en plus de sports dits “à risque” ? Pourquoi sommes-nous à ce point entrés dans une culture de la performance ? Et qu’est-ce que ça dit de nous et de notre santé mentale ?

Voici de quoi lire, écouter, regarder, pour tout comprendre sur le sport dans notre société.

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Bonjour Culture

Par Amandine Peyre

Amoureuse des livres depuis que ma grand-mère m’a appris à déchiffrer les lettres.

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